1917. Les trois régiments landais au Chemin des Dames, Jean-Pierre Brèthes

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116 p., 15,5 x 24 cm, 10 €

ISBN  979-10-95093-060

En 1917, le front dévore les classes d’âge à la cadence de près de 1 000 morts par jour en moyenne et il faut une percée. Le 16 avril, à la demande de l’Assemblée Nationale, le général Nivelle lance une offensive qui doit emporter la décision en quarante-huit heures.

Le 34ème R.I., Régiment d’appelés, monte en ligne sur le Chemin des Dames, pour s’emparer de Craonne et du plateau de Californie. Engagés contre les grenadiers de la Garde impériale, les Landais s’élancent le 5 mai 1917 à l’aube et parviennent sur les hauteurs. Le 6 mai, quand la relève arrive, à minuit, le régiment a perdu en trente-six heures 1 138 hommes. Vingt jours plus tard, renforcé de réservistes béarnais du 218ème, il remonte en ligne au même endroit. Enfin, exsangue, deux fois cité à l’ordre de l’Armée, il reçoit la fourragère de la Croix de Guerre.

Le 234ème R.I., Régiment de réserve, est sur le Chemin des Dames le 9 juillet. Le 14 juilet au crépuscule, le régiment Hindenbrg fond sur nos lignes. Deux compagnies du 234, encerclées, se font tuer sur place, gagnant le temps nécessaire pour la contre-attaque. Le 16 juillet au soir, après quarante-huit heures de combats ininterrompus, 616 hommes manquent à l’appel. Mais les épreuves du 234ème R.I. ne s’achèvent pas là ; à partir du 26 juillet, il doit contenir les assauts furieux de l’ennemi. Enfin, ayant perdu plus du tiers de son effectif, le régiment landais est relevé.

Au 141ème R.I. Territorial, haché à Verdun en 1916, il reste trop peu d’hommes pour les employer à l’échelle d’un régiment. Et pourtant, par compagnies ou bataillons, les vieux du 141 déploient une héroïque énergie en soutien des tranchées de première ligne. Ils sont engagés sur le Chemin des Dames le 16 avril, employés à des tâches logistiques et sanitaires, victimes quotidiennes des tirs de l’artillerie lourde allemande. Au début du mois d’août ils sont enfin relevés.

Quand s’achève l’année 1917, des replis de nos vallons de Chalosse jusqu’au fond du pignada de la Grande Lande, un lointain village de l’Aisne a conquis une tragique célébrité : Craonne, sur ce Chemin des Dames où les hauteurs réputées imprenables ont été conquises ; les régiments landais en connaissent le prix.